Quel est pour vous le comble de la misère ?
Le manque d'imagination.

Où aimeriez-vous vivre ?
A Londres ou à Copenhague, dans une rue où l'on entendrait seulement le cri des mouettes et le passage lointain d'un navire.

Pour quelles fautes avez-vous le plus d'indulgence ?
La paresse.

Votre musicien favori ?
Gabriel Fauré, Frederick Delius.

Votre peintre favori ?
 Wilhelm Hammershoi pour ses intérieurs vides où la lumière hésite sur un mur gris et Whistler.

Votre qualité préférée chez un homme ?
La discrétion.

Et chez la femme ?
Le Mystère et la douceur.

Votre vertu préférée ?
La pudeur, car c'est la seule élégance qui survive au désastre.

Votre occupation préférée ?
La Flânerie solitaire dans les villes étrangères, en particulier Londres et Lisbonne.

Le principal trait de votre caractère ?
La nostalgie.

Qui auriez-vous aimé être ?
Un diplomate en poste dans une ville de brume.

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis ?
La discrétion et la culture.

Votre principal défaut ?

L'indifférence.

Votre rêve de bonheur ?
Un monde où rien ne change.

Quel serait votre plus grand malheur ?
La disparition des lieux aimés.

La couleur que vous préférez ?
Le gris.

La fleur que vous aimez ?
Une fleur discrète, le réséda ou la violette.

L'oiseau que vous préférez ?
Le goéland.

Vos auteurs favoris en prose ?
Modiano pour cette manière de chercher des ombres dans le brouillard d'Auteuil et les mémorialistes du Grand Siècle?.

Vos poètes préférés ?
Toulet pour la précision et Valery Larbaud pour le goût du départ.

Vos héroïnes dans la vie réelle ?
La passante anonyme qui ne sait pas qu'elle est belle.

Mes héros dans la vie réelle ?

Le vieil homme qui range ses livres avant que la nuit ne tombe.

Mes héroïnes dans l'histoire ?
Charlotte Brontë, Marie-Antoinette.

Mes héros dans l'histoire ?
L'empereur Maximilien du Mexique, Xénophon; L'Aiglon.

Ce que vous détestez par dessus tout ?

La vulgarité, le bruit, la vitesse.

Le fait militaire que vous admirez le plus ?
La Retraite des Dix Mille.

La réforme que vous estimez le plus ?
L'Édit de Nantes.

Le don de la nature que vous voudriez avoir ?
Le don de l'invisibilité, pour traverser les foules sans être effleuré par le bruit du monde.

Comment aimeriez-vous mourir ?
Mourir sans déranger personne, un soir de novembre, dans une ville du Nord dont je ne connaitrais pas la langue.

État présent de votre esprit ?
Répondre à ces questions, c'est un peu comme ranger sa chambre avant de partir en voyage :
on retrouve des objets oubliés, on sourit et puis on ferme la porte.

Votre devise ?
"On ne revient jamais, sinon par les livres."



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